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Hanoï, ville aquatique et lacustre

Le fleuve Rouge a joué un rôle crucial dans l’histoire des contacts d’Hanoï avec l’extérieur. Pendant des siècles, marchands, diplomates et guerriers ont abordé la ville portés par son courant. Pourtant, la place qu’il occupe dans l’histoire d’Hanoï est bien peu en rapport avec son utilité et sa puissance. Il apparaît rarement dans les sources historiques ; aucun grand mythe fluvial, aucun récit épique ne fait de lui une divinité féconde ou un démiurge créateur. Même le nom de la ville n’est pas significatif. « Hanoï » signifie « à l’intérieur (Nội) de la boucle formée par le fleuve (Hà) », mais cette appellation date du XIXe siècle et a été forgée au moment où la ville avait déjà perdu sa fonction de capitale impériale au profit de Huế.
 
L’histoire d’Hanoï est donc aussi celle d’une étrange absence. Celle-ci s’explique par l’endiguement qui rend le fleuve invisible depuis la ville. Au fil du temps, le fleuve Rouge a accumulé dans son lit une énorme masse de sédiments. Aujourd’hui il coule fréquemment jusqu’à six ou sept mètres au-dessus du niveau de la ville, et parfois plus en période de fortes précipitations. Pour éviter que Hanoï ne fût engloutie, les hommes ont dû sans cesse exhausser la digue – elle est maintenant haute de plus de quatorze mètres, et leur labeur pouvait être ruiné en quelques heures. Le fleuve, de plus en plus dangereux parce que de plus en plus en surplomb, se dérobait à leur regard. C’était la modeste rivière Tô-Lịch, affluent du fleuve Rouge, qu’ils voyaient et qui devint la divinité tutélaire de la ville. 
La configuration du Tô-Lịch se prêtait à ce rôle protecteur puisqu’il formait un arc de cercle d’une dizaine kilomètres qui s’étendait depuis le fleuve Rouge, à hauteur de Hà-Khẩu (« l’embouchure du fleuve ») jusqu’à Thịnh-Quang, au sud de la ville ; il se dirigeait ensuite, en serpentant, jusqu’à la commune de Hà-Liễu pour se jeter dans la rivière Nhuệ. En outre, comme la petite rivière qui passait au pied de la citadelle de Cổ-Loa, il reliait les plaines du delta à la cité engoncée derrière ses hautes digues. À l’ouest de la ville actuelle, on distingue encore deux longues lignes de talus surélevées de cinq à six mètres, qui s’étendent sur près de trois kilomètres, parallèment au tracé de la rivière : il s’agit d’anciennes accumulations d’alluvions, dont la hauteur montre l’importance qu’avait jadis le cours d’eau. 
 
Avant le Xe siècle, le fleuve Rouge formait un vaste méandre à hauteur de l’actuel lac de l’Ouest puis il se divisait en deux. La branche principale se dirigeait vers l’est puis bifurquait d’un côté vers l’actuelle rivière Đuống, de l’autre vers le cours actuel du fleuve (un peu plus à l’ouest qu’aujourd’hui, ce qui explique la présence de l’ancienne digue au cœur de la ville). La branche secondaire – la future rivière Tô-Lịch – se détachait du méandre pour obliquer directement vers le sud. 
 
Le fleuve Rouge a peu à peu éliminé son méandre en laissant derrière lui de nombreuses étendues d’eau, dont le lac de l’Ouest qui s’est formé au IXe siècle. Divinisés par les mythes et chantés par les poètes, ces lacs ont protégé la ville des inondations en absorbant la crue du fleuve et les eaux pluviales. Pendant des siècles, ils lui ont aussi fourni un incomparable réseau de voies de communication grâce auquel les marchandises étaient transportées, par barques à travers un lacis de canaux et d’écluses. La seule partie orientale de la ville comptait plus de quatre cents lacs au début du XIXe siècle.
 
Le lac de l’Ouest continua d’être relié au fleuve Rouge par une passe située dans le village de Quảng-Bá, au nord ; il s’écoulait par la passe de Nghi-Tàm, à l’est, ou par celle Hồ-Khẩu, au sud, qui débouchait sur la rivière Tô-Lịch. À la fin du XIXe siècle, les autorités coloniales firent remblayer l’embouchure de cette dernière, rendant impossible les remontées d’eau fluviale qui, en période de crues, venaient compenser l’envasement de l’écluse située au sud du lac de l’Ouest. Depuis cette époque, le Tô-Lịch n’est plus qu’un maigre ruisseau à l’étiage, et même par endroits – près du pont du Papier par exemple – un fossé putride et malodorant. Tandis que la rivière disparaissait, la construction du pont Doumer en 1902 révélait soudain le fleuve Rouge aux yeux des citadins. 
 
Le site d’Hanoï s’est donc fixé aux VIIe – IXe siècles, c’est-à-dire entre le changement de cours du fleuve Rouge et la formation progressive du lac de l’Ouest. La modeste rivière Tô-Lịch constituait alors la limite de la ville. 
 
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Mettre à jour : 14-02-2017
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